Depuis le début de l'année 2007 jusqu'au 17 juillet, je n'ai passé à Nice, chez moi, qu'environ une semaine (et des brouettes). C'est "peu"' me direz vous, C'est
"trop peu!" vous répondrai-je. En l'espace de 5 ans de vie parisienne, je n'étais jamais si peu rentré sur la Côte d'Azur.
Mardi 17 juillet, environ 6h du matin, je me couche après avoir nettoyé mon frigo. L'avion décollera à 15h, et la fille qui a la délicatesse d'un troll en train de
péter (ce sont ses propres mots ^^), à savoir : ma douce (mouarf mouarf) et tendre (....-_-") voisine, viendra me réveiller à 10h (finalement, elle retentera le coup à 11h étant donné mon état
végétatif lors de sa première tentative).
11h, je me lève (et je te bouscule), direction la douche : hop hop hop, on s'lave bien de partout (à raison de 3 fois par an, c'était jour de fête!). Petit déjeuner
(croissant, pains au chocolat.... comprenne qui pourra). Je boucle ma valise après y avoir déposé mes effets de toilettes (ok je sais, ça fait un peu pompeux c'te formulation, disons donc tout
simplement : mon rasoir, ma brosse à dent et mon gel). Je m'habille (logique), et me voilà hors de l'appartement, la sacoche d'ordinateur sur l'épaule, et ma valise de 25kg dans la main : et
maintenant, amuse toi à descendre les trois étages avec ce sac qui pèse un (voir deux) ânes morts, avec ta sacoche d'ordi qui te dérange, sans faire glisser la valise à roulette sur les marches
(ça fait un boucan d'enfer) et surtout : en essayant de ne pas rentrer en contact physique avec les murs que les ouvriers du syndic sont en train de refaire (à moins d'aimer avoir des grosses
traces blanches sur les fringues et/ou la valise.... mais ça, c'est un autre débat ^^).
Ma hantise : croiser quelqu'un entre deux étages! Mais Dieu était avec moi (et oui, j'suis toujours en top priorité sur sa liste), je n'ai croisé personne (non non,
pas Ulysse).
Je marche, tongs au pieds, la valise me cognant les talons à chaque pas, vers le reuuuur (traduisez : RER) direction Antony.
20 minutes de trajet : environ 2€. A Antony : on saute dans le Orly Val : 6 minutes de trajet : 7€60 (si ça c'est pas du racket....). Là, une scène étrange. Je
rentre dans la rame du OrlyVal, et j'entend derrière moi une femme dire très haut : "mais vite, alleeeeeeez, dépêche toi, les portes vont se fermer, tu vas resté coincé!!!!!!". Je me retourne,
pensant voir une mère avec son enfant. Stupéfaction lorsque je vois que la mère en question était une maîtresse avec son chien! O_Ô"........ Elle me bouscule légèrement (sans s'excuser) afin de
faire de la place à son toutou (qui d'vait mesure facile 15 centimètres au garot :/).
Apparemment gênée par le manque de place (et pourtant, il y en avait assez), elle regarde son enfant canin et lui lance un "aaahlala, vient avec moi, il n'y a pas
assez de place pour toi ici, on sera mieux là bas".... et se fraye un chemin à travers la rame. Je regarde alors la personne assise devant moi avec un grand sourire aux lèvres qui en disait long.
Son sourire en réponse m'a conforté dans ce que je pensais : les gens sont bizarres!
J'arrive à Orly Ouest, je tourne dans l'aéroport quelques minutes. Pour la première fois en 5 ans, l'avion, prévu à 15h, décolle à 15h pile (bravo Air France! On
n'y croyait plus), et atteri à l'aéroport de la capitale de la Côte d'Azur à l'heure prévue : 16h15.
Je sors de l'avion, me dirige vers le dépose minute où m'attend mon père, dépose la valise dans le coffre, m'assied dans la voiture. ENFIN!
Le trajet entre l'aéroport et la maison se déroule comme d'habitude. On parle de Paris, mon père me raconte les dernières histoires de voisinage, me répète
inlassablement sur tout le trajet "alors quand tu passeras ici en voiture, fais très attention, il y a toujours des radars mobiles dans des voitures banalisées!".... oui papa, je sais, je
sais.
Après quelques minutes d'attente et de discussion sur les radars, j'arrive enfin chez moi. Celui qui aura droit aux plus de câlins sera mon chien (et j'interdis
tout parallèle avec la femme du OrlyVal). Je range mes affaires en triple vitesse, mange quelques snickers, bois du jus d'abricot, enfile un maillot de bain, et cours me jeter sur un transat'. Je
revis. Quelques heures plus tôt, j'étais encore entouré de parisiens, respirant les gaz d'échappement, maudissant les automobilistes jouant du klaxon à n'en plus finir, pestant contre ma voisine
et son tapage nocturne et diurne. Je me retrouve maintenant au bord de la piscine à 28 d°, en maillot, profitant d'un soleil éclatant et d'un ciel sans nuage, avec le luxe de l'espace et de la
verdure qui s'offrait autour de moi et le chant des cigales jouant leur symphonie diurne.
La question s'impose : pourquoi avoir quitté cette Côte d'Azur que j'aime tant?
(si je trouve la réponse, je vous tiens au courant!).